IA-Robots l'observatoire du marché de la robotique

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Robot et nucléaire

Roland Barthe 24 juin 2012

Avec les récentes polémiques sur l’énergie nucléaire et les catastrophes majeurs que des pays comme l’Ukraine, les Etats-Unis ou encore le Japon récemment, ont traversé. L’emploi des robots dans ces environnements hostiles est plus qu’impératif, mais quel robot envoyer ?

La première chose qui vient à l’esprit est : « mais, avec des robots comme NAO, DARWIN ou ASIMO, il n’y a qu’à les envoyer et ils se débrouillerons sur place avec ce qu’on leur dira, non ? » C’est vrai que si c’était réalisable, la robotique serai vraiment évolué ! Mais deux problèmes se posent à cette affirmation, le premier, est la capacité de ces robots à évoluer dans des environnements inconnu et chaotique et donc non pris en charge par leur programme. Rappelons qu’on robot n’est qu’une boite avec une entrée (la reconnaissance d’un mot clef dans une question : « présentation »), un raisonnement programmé au milieu (SI mot_clef = « présentation » FAIRE variable_presantation_programmée) , et une sortie en fonction du traitement de l’entrée (« Bonjour, je m’appelle Toto ! »). On peut donc dire qu’un robot ne sait exécuter d’action qu’à partir des entrées qui sont comprises par son programme. Ainsi, les robots humanoïdes commerciaux sont d’excellent outils de promotion de la robotique auprès du large publique, mais reste des systèmes fonctionnant dans des environnements relativement « parfait ».

Robot Japonais d’intervention Nucléaire

Le second problème et le plus essentiel si je puis dire, est la robustesse. Les environnements nucléaires font partis des plus agressifs à cause notamment des radiations si dangereuse pour l’homme et qui le sont tout autant pour la mécanique et l’électronique. En effet, des robots avancées tel qu’ASIMO ne tiendrait guère plus qu’un quart d’heure dans la centrale de Fukushima par exemple, les processeurs, transistors ou encore les joints et durites lâcheraient tous les uns après les autres. Rodolphe Gelin, à la tête du projet ROMEO chez Aldebaran Robotics, emploi le mot « durcis » pour qualifier les robots apte à évoluer en environnement radioactif. Nous avons en France un groupement d’étude et de conception de robot de ce type, le « groupe Intra » ou « INtervention Robotique sur Accident », née d’une association entre le CEA (37,5% de part), EDF (50%) et AREVA (12,5%), ils garantissent une réponse et un déploiement de moins de 24h en cas d’incident nucléaire sur tout le territoire Français.

« Pioneer », le premier robot explorant la central de Tchernobyl, fut endommagé par les radiations

Il est clair que le nucléaire à encore sa place dans notre société, les enjeux énergétiques sont encore trop grand et les alternatives trop peu productives. C’est pourquoi la robotique doit continuer d’évoluer pour être prête, par la technologie, à épauler des hommes dans la prévention des catastrophes ou plus grave dans la gestion d’accidents nucléaires.

Robot évoluant dans le bâtiment du réacteur numéro 2 de la centrale Daiichi de Fukushima

Robot effectuant des relevés dans la centrale de Tchernobyl 

Sourcehttp://www.cnrs.fr , http://www.atlantico.fr , http://www.groupe-intra.com

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